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Histoire du Labrador Retriever

Les Labradors sont-ils vraiment du Labrador ? Et bien non... Ce qui est sûr, c'est qu'ils ont pour ancêtre le chien de Saint John's (Terre-Neuve) qui lui-même "descend" vraisemblablement de croisements de chiens importés plus tôt d'Europe et peut-être de chiens locaux...
Leur nom est peut-être simplement dû à la présence du Labrador géographiquement tout proche de l'île de Terre-neuve mais peut-être aussi à la traduction de mots portugais ou espagnols (labradores = agriculteurs) car de nombreux pêcheurs européens venaient déjà pêcher la morue dans ces eaux à la fin du 15ème siècle et certains s'y sont installés.

D'ailleurs, au nord du Portugal se trouve un petit village appelé Castro Laboreiro où des chiens "locaux" protégeaient le bétail des ours et ce chien ressemble fortement au Labrador. Pour certains, il serait peut-être, en grande partie, l'ancêtre du Labrador. Pour d'autres, le chien de chasse français de Saint Hubert pourrait aussi être très sérieusement à l'origine du Labrador. Ce chien, initialement noir puis noir et feu, est robuste, endurant et doté d'un odorat exceptionnel. Il était utilisé pour la chasse à courre au gros gibier, notamment le sanglier, depuis le 7ème siècle dans les Ardennes puis a été importé en Angleterre au 11ème siècle par Guillaume "le Conquérant". Des chiens de même type mais entièrement blancs et appelés "Talbots" y furent aussi introduits à la même époque... Mais ces théories ne sont pas prouvées et le mystère demeurera...

Une jolie légende voudrait que le Labrador soit le fruit du mariage d'un chien et d'une loutre... Mais ce n'est qu'une légende !

Les premières traces de présence humaine sur l'île de Terre-Neuve ont été datées à environ 8000 ans avant J.-C. L'homme, la "civilisation archaïque maritime", y serait restée jusque 2000 ans avant J.C. avant de disparaître probablement suite à la submersion du plateau continental. Il faudra attendre environ 1200 ans pour voir arriver d'autres hommes, les "paléo-inuits". Ils sont partis d'Asie, ont traversé le continent nord américain pour finir leur course à Terre-Neuve vers 850 avant J.C. Ils sont restés là plusieurs centaines d'années avant d'êtres supplantés par les Dorsets et les "Recent Indian". Ces derniers étaient possiblement les ancêtres de la tribu des Béothuks aussi appelés "peaux rouges" (car ils utilisaient beaucoup l'ocre rouge). Ce sont les autochtones trouvés par les européens arrivés au 15ème siècle. Les Béothuks ont été déclarés peuple éteint en 1829 avec le décès de la dernière survivante répertoriée, notamment à cause des maladies importées d'Europe... Il n'est pas attesté que ces indiens possédaient des chiens.

Au début du 11ème siècle, des vikings conduits par Leif Eriksson (le fils d'Erik le Rouge) sont venus d'Islande et du Groenland. Ces sont les premiers européens à avoir exploré les côtes nord américaines. Ils ont tenté de coloniser, sans succès, Terre-Neuve à la fin du 12ème siècle.
A la fin du 14ème siècle, les basques, grands voyageurs, sont venus pêcher dans ces eaux. Par la suite, les campagnes de pêches aux grands bancs de morues et à la baleine ont peu à peu rapproché les européens des côtes de Terre-Neuve, du Labrador, du golfe du St Laurent et de l'île du Cap Breton.

Historiquement, c'est en 1497 qu'au nom du roi Henri VII d'Angleterre, Jean Cabot aborde Terre-Neuve et les îles Cap Breton, à bord du "Matthew". En fait, il pensait ouvrir une nouvelle route vers Cathay (nom donné à la Chine par les européens à l'époque) en passant plus au nord dans l'atlantique... Cette expédition étant organisée pour le compte de l'Angleterre, les anglais s'y installent en petit nombre mais durablement.

Dés le début du 16ème siècle les contacts entre les indiens Béothuks (encore quelques milliers à l'époque) et les européens augmentent rapidement. Les portugais y capturent même des autochtones pour les ramener comme esclaves... Puis les pêcheurs normands, bretons, espagnols, irlandais et d'autres pays fréquentent régulièrement, à leur tour, les côtes de Terre-Neuve.

Durant tout ce temps, les allers-retours entre Terre-Neuve et l'Europe ont permis l'apport de chiens de tous horizons qui ne manquaient pas de se reproduire entre eux... Les pêcheurs, jusqu'en 1800 environ, les utilisaient (dans les eaux subarctiques glaciales) pour rapporter les poissons échappés de leurs filets et tendre les lignes de flottaisons. Ces chiens étaient désireux de satisfaire, d'excellents nageurs et pouvaient tirer les "doris" (espèce de barque à 2 places). Ils devaient avoir un manteau dense, court et hydrofuge pouvant résister à l'eau très froide. Cependant, à terre, ils faisaient également d'excellents compagnons, très utiles à la chasse en dehors des périodes de pêche et diverses tâches "utiles".
A la fin du 16ème siècle, les anglais annexèrent "officiellement" l'île de Terre-Neuve et Sir Humphrey Gilbert hissa un drapeau britannique dans la rade de Saint John's contre l'avis des autres nations européennes et notamment des français contre qui, ils entreront en guerre plusieurs fois par la suite. C'est lors du traité d'Utrecht, au début du 18ème siècle, que l'île de Terre-Neuve est officiellement cédée à l'Angleterre par la France.

La région de Saint John's (ou Saint Jean) était déjà occupée principalement par les anglais qui, depuis longtemps déjà, avaient importé avec eux des chiens, notamment pour chasser. A force de croisements de divers horizons, différents types de chiens ont fini par coexister sur l'île. Les chiens baptisés "de Saint John's" que les anglais ont ramené avec eux en Angleterre aux 18 et 19ème siècles, étaient donc l'un de ces types donc 2 seulement ont survécu. Leurs aptitudes à la chasse en ont fait les chiens les plus estimés par les gens de la haute société qui commencèrent à les élever.

En 1780, le gouverneur de Terre-Neuve décida d'intensifier l'élevage des moutons sur l'île. Dans le même temps, il limita à 1 le nombre de chien par foyer afin de protéger les moutons des nombreux chiens errants.

En 1807, un brigantin (petit navire à voiles de commerce) en provenance de Saint John's et allant à Poole en Angleterre a fait naufrage au large du Maryland (USA). Un bâtiment américain se porta au secours de l'équipage et retrouva notamment un chien et une chienne destinés à l'élevage du Duc de Malmesbury (lui, brun sombre ou "chocolat" et elle, noire).
Chien de St John's aux travaux "utiles" à terre.
Ces chiens, "locaux", seraient à l'origine de l'actuel Chesapeake Bay, un autre retriever (américain). Cet évènement nous apprend que des chiens "chocolats" étaient déjà présents à Saint John's. Toutefois, la robe noire semble la plus répandue et des témoignages évoques aussi de nombreux chiens bringés et tigrés.

En 1816 puis 1830, le Colonel Peter Hawker décrit le chien d'eau de St John's comme étant, "de loin, le meilleur pour tout type de chasse, en général noir et jamais plus grand qu'un pointer". Le 2ème Comte de Malmesbury (1778-1841) certifie avoir importé le premier chien de Saint John's en Angleterre bien avant 1830, puis son fils, le 3ème Comte de Malmesbury (1807-1889), en importa et éleva également. Il maintenu sa lignée jusqu'à sa mort. Vers 1835, le 5ème Duc de Buccleugh (1806-1884) et son frère, Lord John Scott (1809-1860) ainsi que le 10ème Comte de Home (1769-1841) en importèrent à leur tour.
Dessin d'un Retriever (à gauche) dans "The Illustrated London News" de 1862.
En 1822, l'explorateur William Epps Cormack, écossais natif de Saint John's, écrivait dans son journal "avoir vu le "petit" chien local comme admirablement entraîné pour le rapport des oiseaux à la chasse et possédant un poil lisse et court, préférable par temps glacé à ceux à longs poils ayant des difficultés avec la glace lors de la sortie de l'eau".
A cette époque, le port de Poole est le principal point de débarquement en Angleterre des navires en provenance de Terre-Neuve, c'est là que sont arrivés l'essentiel des chiens de Saint John's importés. D'autres ont débarqué dans le port écossais de Greenock. Dés lors, des croisements et retrempes avec d'autres chiens déjà utilisés à la chasse en Angleterre ont commencé et donné naissance par la suite à plusieurs des races de nos actuels retrievers. En fait, le chien de Saint John's revenait peut-être tout simplement sur les terres de ses ancêtres...

En 1870, un article publié dans le "Ilustrated London News" décrivait l'exposition canine de Birmingham et disait "Nous aimerions voir une différence entre le très connu chien de Terre Neuve et le labrador noir, qui est, sans aucun doute, une race différente".

L'homme qui a marqué incontestablement les débuts du labrador en Angleterre est Walter Francis Montagu Douglas Scott, 5ème Duc de Buccleugh. Passionné par l'élevage, il s'est attaché, dés ses débuts, à consigner les naissances de ses chiens comme se fut le cas pour Lord Malmesbury's Sep né en 1877 et Juno, en 1878. Rapidement, les qualités de retriever du labrador furent reconnues dans les comtés voisins, il fut un concurrent redoutable pour les setters et pointers utilisés jusque là par les chasseurs. Un des descendants du Duc de Buccleugh fut le fondateur du Labrador Club of Scotland en 1941...
Le chien d'eau de St John's à poil long, futur Wavy-coated retriever à l'origine des Flats et Goldens.
En 1885 à terre-Neuve, pour "asseoir" la présence de moutons, le "législateur" local imposa une taxe aux propriétaires d'un chien (plus importante encore pour les femelles). Lorsque les chiennes mettaient bas, les femelles étaient systématiquement éliminées... Dans les années 1930, les chiens de Saint John's étaient devenus rares à Terre-Neuve. La photo ci-dessous montre les 2 derniers mâles connus (nés dans les années 1960) et vivants dans une zone reculée de Terre-Neuve mais n'y avait déjà plus de femelle recensée.
Peut-être les 2 derniers "vrais" chiens de St John's (âgés de 13 et 15 ans.)
Tableau de Thomas Doughty "Newfoundland Dog" de 1830
Extrait du livre "Le Chien de Chasse" de H. ROBINSON datant de 1860...

Description du chien de Terre-Neuve, connu à l'époque sous 2 races différentes : celle du Labrador (actuel Terre-Neuve) et celle de Saint-Jean (ancêtre de notre actuel Labrador).

Un des grands pionniers de la sélection de la race fut sans aucun doute Sir Holland Hibbert, Vicomte de Knutsford, qui créa le grand élevage Munden dés 1880. Un de ses "petits" laissa son empreinte en field-trial, c'était Munden Single, un mâle noir né en 1900, fils de Munen Sixty (Buccleugh Nith x Munden Sarah) et Munden Scotty (Buccleugh Drake x Buccleugh Belle). Les éleveurs commencent à tenir sérieusement les entrées et sorties des chiens de leur élevage depuis quelques temps et les débuts des premières lignées et des pedigrees voient le jour. Plusieurs races peuvent apparaître à la tête des lignées à ce moment là. Le 7 juillet 1903, après 50 ans de sélection, les amateurs obtiennent la reconnaissance de la race par le Kennel Club. Baptisé Labrador, notre chien préféré fait son entrée dans le monde cynophile britannique et est répertorié dans la nomenclature des races de chiens de chasse du Sporting Club.

Terre-Neuve deviendra finalement la dixième provinces canadienne en 1949, les anglais ne souhaitant plus administrer cette coûteuse colonie...
Sans trace écrite détaillée, il n'est possible que de spéculer sur les origines des ancêtres de ces chiens de Saint John's, aujourd'hui disparus. Le chien noir de chasse français Saint Hubert, les chiens de travail du Portugal, les vieilles races européennes, notamment anglaises et les chiens appartenant aux Indiens locaux (bien qu'aucune trace n'atteste de la présence de chien avant l'arrivée des anglais)... Nos Labradors actuels sont certainement un mélange de ces ou d'autres races car les marchands de partout dans le monde ont fréquenté Terre-Neuve pendant plusieurs siècles. Finalement, seul un type a survécu à ces mélanges locaux, le Terre-Neuve que nous connaissons aujourd'hui.

En fait, les anglais se sont attachés à préserver le type de chien qu'ils avaient ramené avec eux tout en le croisant avec d'autres races adaptées à leurs besoins : chasse à terre, au gibier d'eau, etc. Ils "modelèrent" ainsi les retrievers modernes : Curly-Coated, Flat-Coated, Golden et Nova-Scotia. Puis, ils en ont défini les caractéristiques qui servent de références aux clubs de la race dans la majorité des pays encore actuellement ; le "standard".

Certains, aujourd'hui, voudraient différencier les Labradors utilisés pour le travail de ceux concourant dans les "expositions de beauté" ou servant simplement d'animal de compagnie pensant que ces derniers perdent peu à peu leur "savoir travailler" car inexploité. D'ailleurs, dans certains élevages produisant pour la chasse, il est possible de constater des différences morphologiques non négligeables : largeur de tête, longueur du museau, chiens plus "fins", etc... C'est pourquoi d'autres s'évertuent à élever des chiens "beaux et bons" défendant ainsi toutes les qualités originelles du Labrador.

Quelques noms employés au cours des siècles pour désigner les ancêtres de nos Labradors :

* Saint John's Dog (Chien de Saint John's)
* Lesser Saint John's Dog (Petit chien de Saint John's)
* Newfoundland Dog (Chien de Terre-Neuve)
* Lesser Newfoundland (Petit Terre-Neuve)
* Newfoundland Water Dog (Chien d'eau de Terre-Neuve)
* Labrador Dog (Chien du Labrador)
* Saint John's Labrador Dog (Chien Labrador de Saint John's)
* Black Water Dog (Chien noir d'eau)
* English Retriever (Chien d'arrêt anglais)
* English Labrador (Labrador anglais)

Certains de ces noms ont aussi été utilisé pour désigner l'actuel grand chien connu sous le nom de Terre-Neuve dont les origines géographiques sont similaires.

La relation exacte entre les chiens de Saint John's et le Terre-Neuve n'est pas établie. Le Terre-Neuve serait le résultat de croisements avec des mastiffs amenés sur l'île par les portugais. Un autre mystère concernant le Labrador est son extraordinaire polyvalence lui permettant d'être un remarquable travailleur dans les conditions les plus extrêmes et en même temps une marmite débordante d'amour et de tendresse !
Il n'a qu'une envie, faire plaisir à son maître. Son ancêtre, le chien de Saint John's, avait déjà conquit les hommes, des misérables premiers conquérants de Terre-Neuve jusqu'aux plus aristocrates anglais.

Quelques dates de l'histoire du Labrador :
Illustration d'un Working Wavy-coated Retriever dans "British Dogs" de 1897.
Aux environs de 1800 - Les premiers chiens de St John's arrivent en Angleterre, certains sont importés par le 2ème comte de Malmesbury qui les éleva jusqu'à sa mort en 1841.

1814 - Première référence écrite sur le Labrador dans "Instructions aux jeunes Sportifs..." par le Colonel Peter Hawker qui les a observés à Terre-Neuve.

1823 - L'artiste Edouard Landseer a peint un chien noir avec la mention "Cora. Une Chienne de Labrador."

1835 - Le 5ème Duc de Buccleugh commence un élevage de chiens de Saint John's en Ecosse. Son frère, le seigneur John Scott a également commencé à importer des chiens de Saint John's à partir de Terre-Neuve dont Jock, Nell (né en 1843) et Brandy. Ce dernier a "mérité" son nom quand il était transporté à travers l'océan atlantique. Il sauta à l'eau pour chercher le chapeau d'un des marins. Il a fallut 2 heures pour récupérer le chien, épuisé, qui aurait été rétabli avec du brandy... La plus ancienne photographie connue du chien de Saint John's ayant appartenu au Duc de Buccleuch et destiné à l'élevage du Labrador est celle de Nell en 1856 (à l'âge de 12 ans).

1839 - Le 5ème duc de Buccleugh a écrit une lettre se référant à sa chienne labrador "Moss" et à "Drake", labrador appartenant au 10ème Comte de Home.

1870 - L'appellation Labrador Retriever devient commune en Angleterre.

Dans les années 1880 - Toutes les lignées de chiens de Saint john's importés en Angleterre étaient pratiquement éteintes. Le 3ème comte de Malmesbury (à l'âge de 75 ans) a donné 6 de ses chiens au 6ème duc de Buccleugh et au 12ème comte de Home de sorte que le "type" soit préservé lors de reproductions, sauvant ainsi le "futur" labrador de l'extinction ! Parmi les chiens offerts : Ned (né en 1882) et Avon (né en 1885). Il semblerait que ces deux derniers soient à l'origine de tous les Labradors britanniques actuels... De plus, Avon aurait engendré des chiots "chocolats" et serait à l'origine des lignées américaines de Labradors "chocolats".
Un Retriever en "action de chasse" dans "The Illustrated London Almanack" de 1885.
Nell à 12 ans en 1856. A noter, le bout des pattes blanches ainsi que le museau.
Buccleuch Avon né en 1885. A noter, les bouts des pattes ne sont plus blancs... Et une petite tache blanche est visible sur le poitrail.
Ben of Hyde, premier Labrador jaune "reconnu", né en 1899.
Vieille représentation du Flat ou Wavy Coated Retriever.
1887 - Lettre du 3ème comte de Malmesbury au 6ème duc de Buccleugh se rapportant à la race... "nous appelons toujours les nôtres des chiens du Labrador et j'ai maintenu la race aussi pure que je pouvais dès le premier que j'ai eu depuis Poole... Connus pour avoir un manteau étroit qui arrête l'eau comme l'huile et, surtout, une queue comme celle de la loutre."

1892 - Deux chiots Labradors de couleur "chocolat" sont nés à l'élevage de Buccleugh.

1895 - Diminution considérable du nombre de chiens importés en Angleterre depuis Terre-Neuve à cause de la baisse du commerce de la pêche et la loi sur la quarantaine (six mois !) à l'arrivée en Angleterre.

1899 - Naissance du premier labrador jaune "reconnu", Ben of Hyde, dans l'élevage du Major C.J. Radclyffe.

1903 - Le labrador est reconnu comme race à part entière par le club des éleveurs en Angleterre. Avant cette date, les éleveurs ont fait des mélanges de races cherchant à sélectionner des chiens pour différents usages. Il y eu, par exemple, des chiens à poils bouclés, poils courts, etc... Et même une race aujourd'hui éteinte ; le Norfolk Retriever (retriever du Massachusetts, état du nord-est américain situé près de Terre-Neuve) !
Photo de 1958 montrant un labrador utilisé pour tirer un sac de golfeur.
Bolo Banchory (1915-1927) entouré de quelques-uns de ses descendants !
Début du 20ème siècle - Importation de labradors en Amérique. Effets de la mode écossaise...

1916 - Le club des labradors est formé en Angleterre, notamment par Lord Knutsford (lignée d'élevage Munden) et Lady Lorna, Comtesse Home (lignée Banchory). L'élevage Banchory a produit en 1932 Night Light qui a engendré des chiots "chocolats". Night Light était noir et de la lignée de Banchory Bolo né en 1915. Bolo était de la lignée de Buccleugh Avon et sûrement porteur du gène "chocolat".

1917 - Un premier labrador est enregistré à l'American Kennel Club. De 1870 à 1900, 112 labradors étaient répertoriés aux USA (111 noirs et 1 jaune, Ben of Hyde). Entre 1921 et 1930, ce sont 1178 labradors qui ont été répertoriés dont 963 noirs, 212 jaunes et 3 "chocolats".
Dans les années 1930 - Apparition notoire de labradors de couleur chocolat dans deux élevages anglais (à Tibshelfs et Cookridge).

1924 - Création du "Yellow Labrador Club" en Angleterre. Jusque là, les jaunes étaient souvent évincés...

Début des années 1930 - La police londonienne utilise des Labradors pour certaines missions de recherche.

1931 - Création du Club des Retrievers du Labrador en Amérique.

1938 - Blind of Arden, premier chien à apparaître sur la couverture d'un magazine aux Etats-Unis, c'est un labrador noir appartenant à W. Averell Harriman. Il a 4 ans et vient de remporter les "US Retriever Games" !

1941 - Naissance du NRC (National Retriever Club) aux États-Unis.

1959 - Premier chien sur un timbre des Etats-Unis, un labrador noir nommé King Buck.

Officiellement, trois couleurs sont reconnues : le noir (vraisemblablement la couleur originelle...), le marron ou "chocolat" (aujourd'hui très à la mode et qui fait augmenter le prix de vente des chiots...) et le jaune aussi appelé "sable" (qui va du crème au roux du renard). Paradoxalement, autour des années 1885, le "chocolat" était considéré comme une couleur indésirable et les chiots étaient écartés des élevages, offerts en cadeaux aux amis ou dans la famille et non utilisés pour la reproduction. Les tâches blanches présentes sur les pattes et le poitrail des chiens de Saint John's ne sont pas admises par le "standard". Une petite "étoile" sur le poitrail et des "traces" sous les pattes restent toutefois tolérées...
Statues dans un jardin public à Saint John's représentant les 2 races issues de Terre-Neuve : Le Saint John's et le Terre-Neuve.


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