Santé/physique des labradors
 
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Lexique cynophile
La boutique des "labs"

 

Description du chien

1 = garrot
2 = dos
3 = hanche
4 = croupe
5 = fesse
6 = queue (ou fouet)
7 = cuisse
8 = jambe
9 = pointe du jarret
10 = jarret
11 = patte postérieure
12 = poitrine
13 = poignet
14 = patte antérieure
15 = poitrail
16 = épaule
17 = joue
18 = gueule
19 = truffe
20 = chanfrein
21 = œil
22 = front
23 = oreille
24 = nuque
25 = cou
26 = crâne
27 = coude
28 = stop
29 = rein
30 = bras
31 = ventre

Evolution du museau de Candy durant ses premiers mois.

Alimentation
 

Une tendance naturelle à l'embonpoint... (source : http://publications.royalcanin.com)

La génétique
Vestige probable de ses ancêtres nordiques qui avaient besoin de beaucoup de calories pour plonger dans les eaux glacées de l'Atlantique, l'appétit du Labrador est légendaire. Comparé à d'autres chiens de poids équivalent, le Labrador a une composition corporelle moins riche en muscles et plus riche en graisses (voir graphique ci-dessous, source Royal Canin). Des études épidémiologiques ont montré que le Labrador fait partie des races présentant un risque élevé d'obésité (Markwell, 1990 ; Hand, 2000).

Le tempérament
La Labrador a souvent tendance à se montrer glouton. Le comportement naturel des canidés les conduit à se montrer voraces lorsque la nourriture est disponible en abondance et le Labrador ne fait pas exception à la règle.

La stérilisation
La stérilisation est un acte d'affection et de civisme qui protège le chien lui-même et prolonge également son espérance de vie (questionnez votre vétérinaire).
La stérilisation peut toutefois augmenter le risque de surcharge pondérale. Aux Etats-Unis, plus de 70 % des chiens sont aujourd'hui stérilisés (Source : The Humane Society of the United States). En Europe, ce chiffre se situe autour de 30 % et progresse rapidement. Il est par conséquent indispensable de maintenir le niveau d'exercice et de se conformer aux indications de rationnement.

Le niveau d'activité
La versatilité et le tempérament aimable du Labrador en font un chien qui s'adapte partout. Chien de famille, il attend patiemment le retour des enfants avant d'aller s'ébattre dans le jardin. Lorsqu'il est guide d'aveugle ou chien d'assistance aux handicapés, sa fonction et surtout son sens du devoir ne lui permettent pas toujours de se dépenser autant que son tempérament enthousiaste le nécessite. La sédentarité risque donc d'aggraver ce que sa gourmandise naturelle lui procure facilement : des kilos superflus.

Maintenir son poids idéal tout en lui procurant l'énergie nécessaire à son niveau d'activité

1er objectif : maîtriser l'apport énergétique de la ration

La valeur énergétique de l'aliment est de 3700 kcal/kg. Avec 30 % de protéines et seulement 13 % de matières grasses, le chien dispose des ingrédients nécessaires à une musculature puissante sans surplus graisseux. Une diète protéinée favorise la masse maigre, c'est-à-dire les muscles au détriment de la masse grasse. Royal Canin fournit des indications précises quant aux quantités d'aliment à administrer en fonction du niveau d'activité du chien et de son mode de vie.

Modulation de l’absorption de glucose
Sucre rapide : Sécrétion importante d’insuline qui provoque une chute de la glycémie.
Modulation de l’absorption de glucose
Sucre lent : Glycémie stable

Des nutriments spécifiques jouent un rôle important pour éviter une prise de poids indésirable. L'amidon d'orge a la particularité de se digérer très lentement (sucre lent).
Grâce à son indice glycémique modéré (22 contre 100 pour le glucose), sa digestion provoque un pic dans la production d'insuline (hormone secrétée par le pancréas et contribuant à la régulation de la glycémie).
On évite ainsi les hypoglycémies, responsables des "fringales".
Plus l'indice glycémique (indice mesurant la disponibilité des glucides alimentaires) d'une source de sucre ou d'amidon est élevé, plus cette source sera susceptible de générer une prise de poids chez l'animal favorisant les risques d'apparition d'un diabète. (d'après Brand Miller, 1995)

2ème objectif : mieux utiliser les graisses

La L-carnitine est indispensable à la mobilisation des graisses (Hames, 2000). Elle permet à la cellule d'utiliser la graisse comme carburant ce qui est très utile lors d'effort physique prolongé.
La L-carnitine permet de faire rentrer les acides gras dans la mitochondrie où ils seront transformés en énergie.

Action de la L-carnitine

 1 - Membrane de la mitochondrie
 2 - L-carnitine
 3 - Acides gras

3ème objectif : ralentir le flux d'ingestion de ce chien « glouton »

Royal Canin a étudié spécialement une croquette de forme et de texture spécifique aux besoins du Labrador.
De faible densité, elle favorise le sentiment de satiété. Sa taille force le chien à croquer ce qui génère une action mécanique de brossage des dents. En outre, la présence de chélateurs du calcium salivaire rend celui-ci indisponible pour la minéralisation de la plaque dentaire c'est-à-dire la formation du tartre.

Dimensions réelles : 18 x 17 mm

Enfin, il est essentiel de rappeler que la maîtrise du poids du Labrador passe par le respect des rationnements recommandés. N'oublions pas que chez les éleveurs —qui, plus que tout autre connaissent l'importance de cette règle— l'obésité est inexistante.

Indice de tartre

 A : Aliment non croqué (témoin)
 B : Aliment test croqué
 C : Aliment test croqué + ajout de capteurs de calcium

Effet du broyage de la croquette et de l'ajout de capteurs de calcium sur l'indice de tartre. Le fait d'encourager le chien à croquer l'aliment réduit de 41 % l'indice de tartre. L'incorporation supplémentaire de capteurs de calcium réduit de 73 % cet indice. D'après Soulard Y et Servet E, 2002, Centre de Recherche Royal Canin, essai se déroulant sur 28 jours.

L’alimentation d’un chien n’a pas d’incidence sur la présence ou pas des gènes de la dysplasie dans le patrimoine génétique (et de leur transmission à une portée) qui peuvent de toutes façons être présents et en « sommeil » (cliniquement silencieux).
Qu’elle qu’en soit sa qualité, elle ne peut ni atténuer la virulence de ces gènes, ni empêcher l’expression du génotype si celui-ci est présent (selon le seuil).
Au mieux, une alimentation saine, équilibrée et administrée, quantitativement, en harmonie avec l’âge et les besoins du chien, permettra une croissance « normale » de sa structure osseuse.
En revanche, cette évolution alimentaire « normale » dans le temps, combinée à de l’exercice physique (lui aussi géré en fonction de l’âge du chien) permettra d’éviter une apparition prématurée de la dysplasie (signes cliniques) grâce à la bonne évolution du squelette.
Une musculature bien développée, complétée par de l'exercice modéré, permettra un fonctionnement normal des structures osseuses et cartilagineuse des l’articulations qui pourront absorber avec plus de facilité d’éventuelles contraintes mécaniques anormales, engendrées par l’hyper laxité ligamentaire au niveau de la hanche.
En fait, c’est leur usure qui sera ralentie évitant par la même une modification de l’anatomie du squelette.
Le moyen en vigueur pour contrôler la présence de la dysplasie est la radiographie.
Si, seule une des deux hanches pose problème lors de la lecture de la radio, il est peu probable que ce problème résulte de dysplasie.
Le pen hip est un moyen fiable basé sur la mesure d’un indice de distraction permettant, chez le chiot, d’évaluer l’élasticité des ligaments.
Selon l’indice mesuré, le chiot est dysplasique ou pas.
La sélection génotypique est une sage précaution permettant de tenter de « limiter » la transmission de la dysplasie à la descendance du chien, cependant, celle-ci est difficilement prévisible (voire impossible...) et un couple A peut quand même avoir une portée avec des chiots atteints...

Contrôlez le poids de votre chiot
 

Courbe de poids du chiot!


Reproduction
 

Pour essayer de préserver voire d'améliorer les caractéristiques de leurs chiens (couleur, morphologie, aptitudes au travail, etc.), les éleveurs les marient selon 3 méthodes :

Le "line-breeding" qui consiste à utiliser pour la reproduction des chiens d'une même lignée et possédant donc une consanguinité avérée mais pas trop proche.
L'"in-breeding" dans laquelle sont utilisés des chiens à très proche consanguinité : frères/sœurs, fille/père...
L'"out-cross" qui consiste à marier des chiens de lignées différentes ou n'ayant pas, à priori, d'ascendants communs sur plusieurs générations.

Ces méthodes ont leurs limites car les tares sont aussi véhiculées dans les mariages... Une alternative aux risques de la reproduction avec mariages consanguins consiste à utiliser des demi-frères et/ou demi-sœurs.

Avant d'en arriver là, l'éleveur doit choisir parmi

son cheptel, la lice (femelle) et l'étalon qu'il veut "marier". Philosophiquement, il cherche constamment à améliorer sa "production", de génération en génération... Celui qui se contente de "faire" du chiot tous les ans (pour l'argent ?), sans chercher à valoriser ses animaux, est considéré comme un "naisseur de chiens" et non comme un éleveur au sens noble du terme... Souvent, les éleveurs font saillir leurs chiennes par des étalons appartenant à d'autres éleveurs afin de limiter la consanguinité au sein de leur propre élevage ou pour tenter de conserver ou retrouver un "courant de sang".
L'étude des pedigrees des chiens sélectionnés, leur(s) couleur(s) portée(s), leurs généalogies "montante" et "descendante", les résultats d'éventuelles saillies ainsi que les examens médicaux (tares oculaires, hanches, coudes...) permettent à l'éleveur expérimenté de choisir dans de bonnes conditions les reproducteurs. Un chiot "bien dans sa tête" ne se trouve que chez un éleveur respectueux de ses chiens...

Petit dico santé
 

Acides gras insaturés
Acides gras contenant des doubles liaisons entre les atomes de carbone. La position de la double liaison carbone détermine l'appartenance à la famille : oméga 3 pour ceux où le premier double lien est au niveau du troisième atome de carbone et oméga 6 pour les acides gras où la première double liaison se trouve sur le sixième carbone.
Acides gras oméga 3
Acides gras à longues chaînes ayant des propriétés anti-inflammatoires.
Acides gras oméga 6
Acides gras insaturés d'origine végétale, agissant sur la qualité de la peau et du pelage.

Allèle

Une des différentes formes que peut prendre un même gène. Les allèles occupent la même position (locus) sur les chromosomes homologues.
Antioxydant
Substance protégeant les cellules de l'organisme contre l'action néfastes des radicaux libres.
Arthrose
Maladie dégénérative des articulations.
Atopie
Allergie, tendance à répondre à des allergènes présents dans l'environnement comme les pollens ou les poussières de maison par une réaction d'hypersensibilité.
Cataracte
Opacification du cristallin.

Cellule germinale

Cellule (ovule ou spermatozoïde) des organes sexuels qui intervient lors de la fécondation.
Chromosome
Un chromosome est une structure constituée d'ADN. Chacun des chromosomes a une forme différente. Nous en avons 23 paires dans le noyau de chacune de nos cellules, 22 sont communes aux deux sexes. Les deux chromosomes restants sont les chromosomes sexuels. Chez la femme, ils forment une paire. On les appelle les chromosomes X. Chez l'homme, ils sont différents, l'un est un chromosome X et l'autre, beaucoup plus court est appelé chromosome Y.
Les chromosomes sont particulièrement visibles au moment de la division cellulaire et ils sont en nombre différent selon les espèces. Le nombre de chromosomes varie dans certains types de cellules malades, en particulier dans les cellules cancéreuses, où en général, il augmente.
Composition corporelle
Proportion de masse maigre et de masse grasse d'un individu.
EPA-DHA
Acides gras insaturés de la famille des oméga 3 qui diminuent la réponse inflammatoire. Ils sont utilisés pour traiter les maladies inflammatoires chroniques.
Epithélium
Tissu de recouvrement de la surface et des cavités internes de l'organisme.

Gamète
Cellule germinale (reproductrice), ovule ou spermatozoïde, qui lors de la fécondation, fusionne pour former le zygote (œuf).
Gène
Unité d'hérédité contrôlant un caractère particulier. Cet élément génétique correspondant à un segment d'ADN ou d'ARN (virus), situé à un endroit bien précis (locus) sur un chromosome. Chaque région de l'ADN qui produit une molécule d'ARN fonctionnelle est un gène.
Le noyau de la cellule est « la bibliothèque » qui renferme tout le patrimoine héréditaire de l'individu. Le chromosome est « un livre » de cette bibliothèque et le gène « une page » de ce livre.
Germinal
Qualifie les cellules souches (c'est-à-dire précurseurs) des gamètes, par opposition à somatique (toutes les autres cellules du corps). Une mutation germinale se produit au sein d'un gamète ; elle peut donc être transmise à la descendance de la personne, contrairement à une mutation somatique qui disparaît avec la cellule affectée.
Gonade
Une gonade est une glande sexuelle : les deux ovaires chez la femme ou les deux testicules chez l'homme sont des gonades.
Index glycémique
Glycémie post-prandiale (après le repas) de divers aliments. L'indice glycémique est un barème utilisé en nutrition humaine pour exprimer le taux de sucre dans le sang afin d'aider les patients diabétiques à équilibrer leur régime alimentaire.
Kératine
Protéine de la peau et des poils.

L-carnitine
Molécule qui permet le transport des acides gras vers l'intérieur des mitochondries.
Ligaments croisés
Bandes de tissus conjonctif fibreux qui servent à unir le fémur au tibia et qui empêchent le glissement de ces deux os l'un sur l'autre (mouvement de tiroir)

Locus

Emplacement précis d'un gène sur un chromosome.
Lutéine
Antioxydant naturel, agit en synergie avec d'autres nutriments comme la vitamine C et E ou la taurine pour lutter contre les lésions oxydatives.
Mitochondrie
Eléments du cytoplasme cellulaire responsables de la production d'énergie et de la synthèse de certaines protéines. Les mitochondries transforment les acides gras en énergie.

Mutation
Altération du matériel génétique (ADN ou ARN) d'une cellule ou d'un virus qui entraîne une modification durable de certains caractères du fait de la transmission héréditaire de ce matériel génétique de génération en génération.
Modification anormale de l'ADN d'un gène, soit spontanément lors de la division cellulaire, soit sous l'influence d'agents extérieurs appelés mutagènes. Ce gène ainsi modifié est transmis aux cellules filles. Certaines mutations n'ont aucune conséquence sur la cellule.
Phéromone
Sécrétion produite par un individu et perçue par un autre individu de la même espèce chez qui elle provoque une réaction spécifique.
Radicaux libres
Molécules responsables des phénomènes d'oxydation.
Séborrhée
Augmentation de la sécrétion des glandes sébacées, accompagne diverses dermatoses.

Sébum
Sécrétion des glandes sébacées (huileuses)
.
Somatique

Qui concerne le corps, par opposition à psychique ; Qualifie toutes les cellules du corps sauf les cellules germinales ou gamètes. Une mutation somatique, qui affecte un gène d'une cellule somatique disparaît avec l'individu porteur ; une mutation germinale peut être transmise à sa descendance.
Taurine
Acide aminé soufré indispensable au bon fonctionnement du coeur et de l'oeil. C'est également un antioxydant.

Zéaxanthine
Antioxydant de la famille des caroténoïdes présent en quantité importante au niveau de la rétine et du cristallin.

Le poil
 

Une structure de pelage unique qui l'isole de l'eau... (source : http://publications.royalcanin.com)

La structure du poil du Labrador Retriever peut être qualifiée d'unique.
Parmi les nombreuses races de l'espèce canine, il existe plusieurs types de poils. Celui du labrador appartient à la catégorie des poils grossiers, denses et courts. Le duvet épais et fourni lui sert d'isolant. Le Labrador ne craint pas l'eau glacée grâce à cette même structure.
Lorsqu'il fait son travail de retriever en campagne, le Labrador traverse des buissons et des fourrés qui sont susceptibles de le blesser. Son pelage épais lui évite bien des écorchures.

L'eau glisse sur son pelage, comme sur les plumes d'un canard.

Après un bain, le Labrador est moins mouillé que d'autres races (Weber, 2003)

Quantité d’eau retenue
Protocole :
- les chiens sont pesés à sec
- 15 secondes dans un bain tiède
- 10 secondes libres
- pesés mouillés
- résultats ramenés au poids métabolique

Le Labrador produit plus de sébum que d'autres races
14µg/cm2 contre 3 µg/cm2 chez le caniche (Dunstan, 2000).
Le sébum est la sécrétion huileuse des glandes sébacées. Il imperméabilise le poil. Les sécrétions des glandes sébacées (huileuses) et celles des glandes sudoripares (aqueuses) se mélangent et forment une émulsion qui va gainer le poil et recouvrir la surface de la peau. En arrivant à la surface, le sébum est colonisé par des bactéries productrices de lipases qui vont former des acides gras aux propriétés antibactériennes (Kwochka, 1995 ; McEwan Jenkinson, 1989).

Il faut rappeler que chez le chien, les sécrétions des glandes sudoripares n'ont pas pour fonction la transpiration (thermorégulation). Elles auraient des propriétés phéromonales et antimicrobiennes (Scott, 2001 ; McEwan Jenkinson, 1989).

Follicule pileux

 1 - Glande sudoripare
 2 - Glande sébacée
 3 - Céramides (ciment)
 4 - Muscle

1er objectif : fournir les matériaux de construction du poil

Le poil est constitué de kératine c'est-à-dire de protéines. Avec 30 % de protéines de haute valeur biologique dans la ration, l'aliment fournit au chien tous les ingrédients indispensables à un poil en bonne santé et notamment les acides aminés soufrés comme la taurine et la méthionine (Mason et Lloyd, 1993).

2ème objectif : renforcer la structure de la peau

Apport renforcé en zinc
Le zinc est indispensable à la peau. Il agit en synergie avec l'acide linoléique et contribue à un poil brillant, sans squames ni croûtes (Marsh, 1998). Le zinc favorise également la cicatrisation (Scott, 2001).

Apport renforcé en vitamine A (vitamine des épitheliums)
Elle est indispensable à la peau et au bon fonctionnement des glandes sébacées (celles qui produisent le sébum, l'imperméabilisant du poil). La vitamine A permet de lutter contre la séborrhée et joue un rôle clé dans la régénération de la peau (croissance et prolifération des cellules épidermiques) (Scott, 2001).

Apport renforcé en vitamines B
Elles contribuent à la qualité de la peau et du pelage. Elles ont un rôle important dans le métabolisme des acides gras.

Apports d'acide panthoténique, de niacine, d'histidine, de pyridoxine, de proline, d'inositol et de choline
Ces nutriments agissent en synergie et renforcent la fonction barrière de la peau. Cela permet de limiter les pertes hydriques et d'empêcher la pénétration d'allergènes éventuels (pollens, acariens) (Watson, 2002).

Céramides

Les céramides sont le ciment qui assure la cohésion des cellules de l'épiderme.
 1 - Glande sudoripare
 2 - Glande sébacée
 3 - Céramides (ciment)
 4 - Muscle

3ème objectif : renforcer la brillance et l'éclat du pelage

Apport renforcé en acides gras
Ils sont indispensables à la santé et à la brillance du poil. Une présence renforcée en acides gras, oméga 6 (huile de bourrache) et oméga 3 (EPA DHA de l'huile de poisson - 0,4 %) nourrit la peau de façon optimale (Bond, 2001 ; Rees, 2001).

L'acide linoléique (oméga 6) est indispensable pour la fabrication des céramides, le « ciment » intercellulaire qui joue un rôle primordial dans la fonction de barrière cutanée.
Les acides gras oméga 3 limitent les réactions inflammatoires (Bond, 2001 ; Lloyd, 1999).


Corps et Ossature
 

Un corps massif et une ossature forte... (source : http://publications.royalcanin.com)

Le Labrador ne ménage pas ses efforts. Que ce soit à la chasse, au travail ou simplement lors d'une promenade avec ses maîtres, il fait preuve d'entrain et d'enthousiasme. Aux U.S.A., lors de la fouille des décombres des attentats du 11 septembre 2001, les Labradors se sont montrés infatigables (Focus group, 2003).
Avec le temps, les cartilages s'abîment et cette usure risque de provoquer de l'arthrose lorsque l'animal prendra de l'âge.

Évolution de l'arthrose

   1- Os
   2- Capsule articulaire
   3- Membrane synoviale
   4- cavité synoviale
   5- Cartilage
   6- Épaississement de la capsule et de la membrane synoviale
   7- Amincissement du cartilage
   8- Destruction du cartilage
   9- Ostéophyte
 10- Débris de cartilage

En déployant autant d'énergie, le Labrador soumet ses articulations à rude épreuve.
Les lésions des ligaments croisés ne sont pas rares chez ce sportif (Malet, 2002).
Le maintien d'un poids optimal est un premier moyen de soulager les articulations.


Articulations normales - Arthrite - Arthrose

Rupture des ligaments

Le cartilage est un amortisseur à coussin  d'eau. Lorsqu'une articulation se meut, le coefficient de friction est équivalent à celui de la glace sur la glace. C'est dire que cela « glisse » sans effort. Avec le temps et les chocs, le cartilage s'abîme.

1er objectif : soulager les articulations par la maîtrise du poids corporel et par un apport en glucosamine et chondroïtine

L'apport d'un supplément important de glucosamine et chondroïtine (1000 mg) va permettre de conserver une matrice cartilagineuse bien hydratée (Innes, 2001).

 Structure du cartilage

 80% d’eau
 10% Protéoglycanes et collagènes
 10% Chondrocytes

- La chondroïtine sulfate inhibe l'action des enzymes à l'origine de la destruction du cartilage. Elle possède de plus une forte capacité de rétention d'eau, permettant ainsi une bonne hydratation du cartilage.

- La glucosamine (précurseur des glycosaminoglycanes – constituants principaux des cartilages articulaires-) stimule quant à elle le renouvellement du cartilage (en favorisant notamment la synthèse de collagène).

 Collagène

 1 - Collagène
 2 - Protéine axiale
 3 - Glucosamine (GAG), sulphate de chondroïtine

2ème objectif : nourrir les cartilages

Apport en manganèse
Il contribue à la synthèse du pro-collagène, le précurseur du collagène qui constitue les fibres du cartilage.

 Structure du cartilage articulaire

 1 - Zone articulaire
 2 - Zone transitionnelle
 3 - Zone profonde
 4 - Zone basale
 5 - Os
 6 - Espace articulaire = synovie

3ème objectif : lutter contre les mécanismes inflammatoires

Apport en oméga 3
Les acides gras oméga 3 (EPA-DHA de l'huile de poisson) qui ont une action anti-inflammatoire sont un autre ingrédient favorable à la santé des articulations (Innes, 2001).

4ème objectif : lutter contre les mécanismes dégénératifs issus du stress oxydatif
L'exercice provoque un stress oxydatif, conséquence d'un déséquilibre entre les radicaux libres et les antioxydants, capteurs de radicaux libres.
Les radicaux libres sont responsables de nombreuses maladies de type dégénératif : arthrose, cancers, diabète, maladies cardio-vasculaires, sénilité (Grandjean, 2002).
Un exercice intensif ou prolongé va provoquer un déficit en antioxydants. Au bout de 24 heures, l'animal n'aura pas reconstitué ses réserves (Obra, 1999).
A long terme, ce déficit entraîne de nombreuses affections dont l'arthrose d'où un apport renforcé en antioxydants.

Vitamine E
Elle va ralentir le vieillissement cellulaire par le blocage des radicaux libres. Elle protège les membranes cellulaires, lutte contre les effets néfastes du stress - or un chien qui travaille subit un stress - et améliore les défenses immunitaires (Devlin, 2002).

Vitamine C
Elle agit en synergie avec la vitamine E en lui permettant de se régénérer.

Lutéine
C'est un puissant antioxydant qui permet de stabiliser la membrane cellulaire.
D'origine végétale, la lutéine provient de pétales de roses d'Inde (Tagetes Erecta) et remplit deux fonctions essentielles :
- En s'incorporant à la membrane cellulaire, la lutéine protége les lipides de la membrane contre les attaques des radicaux libres et lutte contre leur peroxydation.
- Elle stabilise les membranes cellulaires et module la réponse immunitaire en augmentant la production d'anticorps (Reinhart, 2000).

Taurine
La taurine est un acide aminé, constituant majeur des cellules immunitaires et musculaires. Elle aide à lutter contre le vieillissement. Elle est indispensable au bon fonctionnement du coeur, et ce plus particulièrement chez les chiens de grande taille qui présentent parfois des cardiomyopathies (Dukes-McEwan, 2003).


Capacités visuelles et cognitives
 

(source : http://publications.royalcanin.com)

Quelle que soit sa fonction, le Labrador utilise 110 % de ses facultés.

Chien de catastrophe, il peut travailler au-delà de l'épuisement lors d'opérations de sauvetage.

Chiens dépisteurs d'explosif ou de drogue : le Labrador est capable de détecter 500 000 odeurs (contre 4000 pour l'être humain).

Sa taille, son endurance, son caractère, son intelligence et sa stabilité en font un chien guide idéal. Il a également démontré son aptitude comme chien d'aide aux handicapés moteurs.

Dans sa fonction de retriever, le Labrador doit voir où tombe le gibier mais il est aussi capable de mémoriser le point de chute de plusieurs oiseaux (jusqu'à 10) (Lebrun, 2003).

Les chiens guides sont les yeux de leur maître et il est essentiel pour eux d'avoir une acuité visuelle de tout premier ordre.

1er objectif : nourrir le cristallin et la rétine

Apport en lutéine et zéaxanthine
Toutes deux présentes en quantité importante dans le cristallin et la rétine, la lutéine et la zéaxanthine protègent ces structures contre les lésions d'oxydation (Taylor, 2001).

Ces deux éléments sont présents en grande quantité dans l'extrait de tagette et le gluten de maïs (teneur de l'aliment : lutéine 4,6 mg/kg et zéaxanthine 5 mg/kg).

 Coupe d’œil

 1 – Macula
 2 – Cristalin

La supplémentation en lutéine et en zéaxanthine sera d'autant plus efficace dans la préservation d'une bonne vision si elle a été maintenue pendant une longue période et de préférence durant toute la vie de l'animal (Jacques, 1999).

2e objectif : maintenir les fonctions cognitives

Avec une espérance de vie moyenne supérieure à 12 ans, le Labrador vieillissant peut présenter des troubles de comportement (Heath, 2002 ; Mertens 2003). Le complexe synergique antioxydant aide au maintien des fonctions cognitives et contribue à prévenir la sénilité.

L'administration du complexe antioxydant (Vitamine E, vitamine C, lutéine, taurine) avant l'apparition des troubles et de préférence tout au long de la vie du chien, va renforcer son efficacité dans la prévention des troubles cognitifs (Grandjean, 2002 ; Heaton, 2002).


Grille de Sélection
 

1 point

Confirmé

2 points

1er choix

3 points

Excellent

4 points

Recommandé

5 points

Élite B

6 points

Élite A

 

Confirmé

 

Sujet confirmé 

 

+ Dysplasie

de la hanche :

lecture A, B ou C
--------------

+ 1 Exc dans

une  exposition
+ TAN ou sélectif A
ou

+ 1 TB dans

une exposition
+ 1 TB en Field-Trials

 

Sujet confirmé

 

+ Actuellement

exempt de tares oculaires
+ Dysplasie

de la hanche :

lecture A ou B
---------------
+ 1 Exc en SPE ou RE ou CHPT ou NE
+ Bon en Field-Trials
ou

+ 1 TB en SPE ou

RE ou CHPT ou NE
+ 1 Exc en Field-Trials

 

Sujet confirmé

 

+ Actuellement

exempt de tares

oculaires
+ Dysplasie

de la hanche :

lecture A ou B

+ Dysplasie du coude
+ Pedigree complet
------------------
+ 2 Exc en exposition dont 1 en SPE ou RE ou CHPT ou NE sous 2 juges différents
+ 2 TB en Field-Trials
ou
+ 2 TB en exposition dont 1 en SPE ou RE ou CHPT ou NE sous 2 juges différents
+ 2 Exc en Field-Trials

 

Sujet confirmé

 

+ Dysplasie

de la hanche :

lecture A, B ou C
+ Actuellement

exempt de tares

oculaires

ayant produit

en 1ère génération :

Mâle

3 descendants

cotés 4 points

avec 2 lices minimum

Femelle

3 descendants

cotés 4 points

en 2 portées minimum 

 

Sujet recommandé

 

ayant produit

en 1ère génération :

Mâle

3 descendants

cotés 4 points

avec 2 lices minimum

Femelle

3 descendants

cotés 4 points

en 2 portées minimum